Depuis l’initiative lancée par Patrick Balkany, dans les années 90, à Levallois-Perret, le déploiement des systèmes de vidéosurveillance s’intensifie en France. Aujourd’hui, les 22 000 caméras installées sur la voie public pourraient voir leur nombre tripler au cours de ces trois prochaines années. C’est du moins l’objectif, annoncé le 24 novembre 2009, par le président de la République, lors d’un déplacement en banlieue.

Ce jour-là, le chef de l’Etat avait appelé les maires des communes françaises à rattraper le "retard énorme" pris sur le Royaume-Uni, équipé de 4,2 millions de ce type de matériel de surveillance, afin de lutter contre les actes de violence effectués de plus en plus souvent avec armes.

Mais si, sur le terrain, 2 000 communes françaises ont d’ores et déjà sauté le pas, comme Bondy, ville de Seine-Saint-Denis dirigée par le socialiste Gilbert Roger - où une dizaine de caméras, reliées au poste de police municipale, filment les environs de la gare -, nombre d’élus doutent de l’efficacité du "modèle anglais". Quand d’autres envisagent de faire machine arrière, suite aux couts élevés du dispositif (frais d’installation, de fonctionnement et d’entretien) au regard des résultats.

Emission "C'est dans l'air du 30 décembre 2009"

Intervention de Jean Claude DELAGE, Secrétaire Général