Services d'ordre des rencontres de football de la Ligue 1 facturés, protection des courses cyclistes ou pédestres payée rubis sur l'ongle, escortes de convois exceptionnels ou d'œuvres d'art budgétées au centime près, tournages de films, brocantes et marchés négociés à l'heure ou à la journée… Les organisateurs de compétitions sportives, de manifestations culturelles ou encore d'événements récréatifs mettent la main au portefeuille pour rembourser les dispositifs de sécurité mis en place par les policiers et les gendarmes. Méconnue, cette pratique dite des «services d'ordre indemnisés» représente une manne financière non négligeable pour l'État. Amorcée dans les années 1970 avec le débat sur la protection des centrales nucléaires, cadrée par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité (Lops) de 1995, elle représente un pactole d'environ 30 millions d'euros, reversé pour l'essentiel dans l'escarcelle des forces de l'ordre.

Intervention de Denis JACOB, Secrétaire Administratif Général
journal de 20H TF1