Une réduction de près de la moitié ?

Selon le syndicaliste, conforté par Johann Cavallero, représentant régional d'Alliance, ils étaient 900 dans les années 1980 contre 608 cette année sur le littoral français. Et l'an prochain ? « Il est envisagé de réduire les effectifs de près de la moitié, mais c'est encore un peu vague, avance M. Mildenberger. Comme CRS MNS, il n'y aurait plus qu'un chef et son adjoint avec des maîtres nageurs sauveteurs civils. » Alors qu'aujourd'hui, on peut trouver plusieurs CRS MNS dans les postes de secours.

Sur l'ensemble du littoral Nord - Pas-de-Calais, le chiffre est passé, selon lui, de 60 en 2007 à 55 en 2008.

Cette réduction des effectifs, il l'attribue à la volonté du ministère de l'Intérieur de « redéployer les policiers dans les banlieues ». Or, selon lui, les CRS MNS ont leur utilité en bord de mer. Ils sont à la fois sauveteurs et policiers, ayant toute autorité pour faire cesser les actes de délinquance ou d'incivilité. Les maîtres nageurs sauveteurs civils, eux, n'ont pas ce pouvoir pour faire respecter la loi.

En outre, « les CRS MNS sont testés tous les ans » pour vérifier leurs aptitudes physiques à la nage. Bref, « c'est le top », pour reprendre son expression.

Mercredi et jeudi, MM. Mildenberger et Cavallero se sont portés à la rencontre des CRS et de la presse dans le Pas-de-Calais et le Nord. Le but : « Démontrer à l'administration qu'il ne faut pas désengager les CRS pour que l'État ait toujours l'autorité sur les plages ».

Toutefois, ils n'entretiennent guère d'espoir. À les entendre, il paraît impossible que l'administration change d'avis, une fois qu'elle a pris sa décision.

Tout au plus espèrent-ils limiter la « casse » l'été prochain.

Intervention d'Eric MILDENBERGER, Secrétaire National Adjoint chargé de l'Ordre Public,
Journal de France 3 - Région Nord Pas de Calais - Picardie